Traditionnellement, le salaire augmente selon le niveau de diplôme d’un salarié. En France, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes, et pourtant elles gagnent moins. Même si les écarts se réduisent, l’inégalité salariale reste encore très présente dans les entreprises. Eléments de réponse de cette distinction qui persiste.

Ne nous n’y trompons pas, la fiche de paie reste un sujet d’injustice entre les sexes. Selon l’Insee, en 2017, le salaire net moyen d’une femme était de 1986 euros contre 2438 euros pour un homme, soit un écart de 18,5%. Une différence de plus de 200 000 euros après 40 ans de carrière. Coté catégories professionnelles, les hommes cadres et chefs d’entreprise salariés avoisinent une rémunération de 4450 euros par mois contre 3560 euros pour les femmes, soit un écart de 20% selon l’Insee.

 

Des métiers pas assez rémunérateurs pour la classe féminine

Selon l’Insee, les inégalités salariales entre les sexes sont dues à un problème de mixité dans certaines catégories de métiers. A l’heure actuelle, les femmes restent encore limitées à certaines catégories d’emploi moins rémunérateurs où elles sont largement majoritaires. 99% des assistant(e)s maternelles, 97% des aides à domicile et aides ménagères ou encore 90% des aides soignant(e)s sont des femmes. Aujourd’hui encore, la classe féminine accède moins aux postes de cadres que les hommes. Toutefois, certaines catégories de métiers échappent à cette règle comme les professionnels du droit, les comptables et les médecins. La tendance se veut à une diminution de la ségrégation professionnelle.

 

Les femmes sont plus nombreuses à travailler à temps partiel

Autre point important mis en avant par l’Insee, les femmes ont plus de difficultés à trouver un job à temps plein. Elles occupent plus de 80% des emplois à temps partiel actuellement en France.

Ce chiffre s’explique par le risque de maternité perçu par les employeurs. En 2018, l’arrivée d’un enfant reste encore un véritable frein à la carrière professionnelle d’une femme. Ce point reste crucial car il agit comme un plafond de verre qui barre l’accès à des postes à hautes responsabilités et forcément plus rémunérateurs. En moyenne, les femmes composent 20% des cadres d’état-major administratifs, financiers ou commerciaux dans les grandes entreprises.

Et à poste égal, les inégalités salariales persistent. Selon Glassdoor, en 2016 l’écart moyen en France était de 6,3% à poste, âge, années d’expériences, niveau d’études, localisation égales. En réalité, à tous points égaux, lorsqu’un homme gagne 1000€, une femme en gagne 937.

Des mesures pour lutter contre l’inégalité salariale

Le 8 mars dernier, le gouvernement annonçait vouloir résorber en trois ans l’écart salarial de 9% existant entre les hommes et femmes à poste équivalent. Parmi les mesures prévues par l’exécutif, les entreprises de plus de 250 salariés devront à partir de 2019 se munir d’un logiciel pour permettre de repérer les écarts de salaires et les rattraper sur trois ans. Ce même logiciel devra être mis en place à compter de 2020 pour les entreprises de 50 à 249 salariés.

Les résultats qui en découleront seront rendus public et les entreprises auront trois ans pour résorber les différences de salaires. Pour les réfractaires, une pénalité financière allant jusqu’à 1% de la masse salariale entrera en vigueur à partir de 2022.

Enfin, le gouvernement prévoit la mise en place de davantage de contrôles de l’inspection du travail pour les égalités salariales.

 

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