Depuis le 1er janvier 2018, le nouveau bulletin de paie clarifié est obligatoire pour toutes les entreprises.

L’objectif est simple : apporter de la lisibilité au document et bien sûr une meilleure capacité de compréhension. Pour l’entreprise, le danger de ce « choc de clarification » suscite un malentendu pour ses collaborateurs. Si le nouveau bulletin de paie agit dans un objectif de lisibilité, cela ne pourra se faire qu’en amont par une importante communication en interne.

Quels sont les grands changements ?

  1. La forme

Rassurer vos collaborateurs : c’est la présentation qui change, pas le salaire. Il ne s’agit que d’un changement sur la forme. En effet il est utile de préciser que la nouvelle mise en page n’impacte en aucun cas les modes de calcul des cotisations.

  1. Le regroupement des cotisations

Les cotisations seront regroupées par « risque ». L’enjeu de ce nouveau modèle est de donner du sens à des informations qui étaient particulièrement obscures pour les non-initiés. Désormais, les cotisations sont classées en cinq grandes familles : Santé, Accidents du travail, Retraite, Famille/ sécurité sociale et Assurance chômage.

  1. L’ordre des mentions obligatoires

Seules quelques différences seront constatables selon les statuts. En effet, l’ordre des mentions obligatoires et leurs libellés varient légèrement en fonction du statut cadre ou non-cadre.

  1. La disparition de certaines notions

Le nom des organismes auxquels sont versées les cotisations (URSSAF, AGFF ou AGIRC…) ainsi que leur numéro de référence ne seront plus mentionnés. De plus, les contributions qui incombent uniquement à l’employeur sont désormais rassemblées sous une seule et même ligne. Autrement dit, les mentions « financement organisme syndical » ou « Taxe d’apprentissage », par exemple, disparaissent également.

  1. L’apparition de la notion « total versé par l’employeur »

On voit tout d’abord apparaitre une grande nouveauté : la case « total versé par l’employeur » figurera désormais de manière explicite sur les bulletins de paie. Elle correspond à la somme du salaire brut, à savoir les contributions et cotisations de l’employeur. Une nouvelle mention destinée à mettre en lumière le « coût du travail ».

N’hésitez donc pas à redoubler vos efforts de pédagogie sur ce point car la mise en place de ce bulletin de paie clarifié peut susciter des questions chez vos salariés : communiquer auprès de vos équipes vous permettra donc de lever les doutes et de préserver la confiance – tout en valorisant votre expertise bien sûr.